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Le projet Historique Lutter contre la contamination du café par l'OTA
L'industrie européenne du café a demandé à l'ISIC (Institute for Scientific Information on Coffee) de réaliser une étude expérimentale sur l'OTA dans le café (1996-1998) parallèlement à la mise en place d'un programme de contrôle des importations de café vert en Europe. Les axes de cette étude ont porté sur les systèmes de production de café, la croissance fongique et l'occurrence d'OTA dans six pays: le Brésil, l'Éthiopie, l'Inde l'Indonésie, le Kenya et le Venezuela. Le projet mondial, "Amélioration de la qualité du café au moyen de la prévention des moisissures", qui a fait suite à l'étude expérimentale, a été spécifiquement conçu pour répondre aux préoccupations des autorités européennes à l'égard des niveaux d'ochratoxine A dans le café vert. La Commission européenne (CE) a demandé que des limites soient fixées sur la teneur d'OTA dans le café importé en Europe. Toutefois, en raison de la mise en place du projet mondial, la Commission a approuvé un moratoire initial de trois ans avant de décider d'imposer ou non des limites réglementaires. L'élaboration et l'exécution de ce projet a réuni un large consensus dans tout le secteur du café. Les principaux acteurs de l'industrie du café et les organismes concernés par la salubrité des produits alimentaires dans le monde ont reconnu qu'il serait plus onéreux, et beaucoup moins efficace, de mettre en place un système de contrôle aux points d'entrée que de financer un projet visant à rechercher des mesures de prévention.
Le projet a été élaboré en collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation internationale du café (OIC) et l'industrie européenne du café. Une fois approuvé par l'OIC, le projet a été soumis pour financement au Fonds commun pour les produits de base (CFC). Le financement nécessaire a été fourni par le CFC (2 586 000 dollars E.U.) et par un cofinancement du gouvernement des Pays-Bas (1 500 000 dollars E.U.) et de l'industrie européenne du café (367 000 dollars E.U.). Les contributions de contrepartie provenant des institutions d'exécution du projet se sont élevées, au total, à 1 789 000 dollars E.U. Le Service de la qualité des aliments et des normes alimentaires (AGNS) de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture a été désignée comme organisme d'exécution du projet. Ce service est aujourd'hui responsable de coordonner l'exécution du projet mondial dans sept pays.
Outre le projet mondial, un groupe de travail de coopération européenne sur le café consacré à l'OTA (représentant la totalité du secteur du café en Europe et plusieurs organismes scientifiques ) a été institué pour informer la CE des dernières recherches. Les débats du Comité de l'OMS sur les mesures sanitaires et phytosanitaires alimentent également les délibérations en cours au sein de la CE visant à établir des limites réglementaires d'OTA dans le café torréfié et soluble. 1 Après conclusion des accords de projet entre toutes les parties, les activités ont été officiellement lancées en 2001. Le projet se clôturera par une réunion fin 2005 et les résultats seront diffusés au moment de la deuxième Conférence internationale du café qui se tiendra à Salvador (Brésil) en septembre 2005. 1 La CE a pris des dispositions réglementaires pour limiter la teneur d'OTA dans le café. Les dispositions suivantes seront en vigueur à partir du 1er avril 2005: |
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| © FAO, 2010 | ||||||||